 |
Patrul RinpocheTexte
original en tibétain: bio-PR-tib.pdf (48kb). Traduction française:
bio-PR-fr.pdf.(21kb). Un livret cartonné de la biographie de Patrul
Rinpoché en tibétain/français avec couverture en couleur
est disponible au Centre au prix de 300 FEB. Aussi disponible en PDF: bio-PR-tib-fr-printoptimised.pdf
(2327kb) Voici une courte biographie de Dzogchen Ranyak
Patrul Rinpoché intitulée : "Entrée vers
la foi".
Les vainqueurs, en leur multitude, sont omniprésents et dénués
de limites.
Ils sont le fondement et l'origine de toutes qualités sans
exception. Enseignants sublimes et incomparables, puissants Bouddhas,
Puissions-nous ne jamais être séparés de vous et être
toujours soutenus par votre Amour.
Quant au sujet :
Au Tibet,
au sein des précieux enseignements de l'érudition et de la réalisation
de l'incomparable Bouddha, il y a le chemin des trois entraînements et l'érudition
des trois corbeilles. A ce propos, ceux qui les enseignent, les écoutent
ou les pratiquent véritablement sont connus sous l'appellation "les
huit grands véhicules - lignées de pratique". La racine ou
l'origine de celles-ci est la glorieuse et grandement secrète [lignée
des] anciennes traductions. Au sein de cette dernière, six grands monastères
sont les étendards brandissant sa célébrité, et au
Kham parmi ceux-ci : le monastère du puissant et réalisé
Dzogchenpa [Dzogchen Péma Rikzin]. Nombreux sont ceux qui l'établirent,
le soutinrent et l'étendirent dont Dzogchen Ranyak Patrul Rinpoché.
Voici sa biographie qui sera divisée en deux parties : l'exposé
bref de l'apparition de ses incarnations successives ; et sa propre histoire.
Premièrement:
ses incarnations successives.La première incarnation est née
dans une région du Kham appelée Dzagyut (la rive des chutes d'eau).
Son père, Ranyak Gyalsé encore appelé Ranyak Drupchen Rinpoché
avait la vie d'un être réalisé. Nous le savons grâce
à l'histoire rapportée dans la biographie de Do Khyentsé
Kyiébu Yéshé Dordjé. Voici un passage de cette biographie:
"Etant parti chasser du gibier au pays de Dzagyal Phentchuk, il croisa sur
une hauteur un inconnu dont l'aspect était impressionnant. Ils développèrent
instantanément, et sans aucune raison, de la colère l'un vers l'autre.
Après le combat, sur un sommet, ils se mirent à danser. Ils avaient
compris l'influence des tendances fondamentales et des vies passées, et
ils devinrent très amis. Le lendemain matin, c'est à regret qu'ils
se séparèrent, car il devait aller rétablir secrètement
en son pays le maître des lieux dont le démon Zarkyé Gyalsen
avait usurpé la place. Sur le sommet où cela se produisit, ils laissèrent
trois types de traces de pas, mais personne ne les vus ni n'en entendu parlé
[on ne les vit que biendes années plus tard]. Cet homme qui était
le fils puiné de Ranyak Droupé Wangchuk était un yogi secret."
Et aussi il tuait des animaux, les vidait de leurs viscères et après
avoir refermé leur peau tapotait leur tête de sa pipe ; ensuite il
les libérait semblables à ce qu'ils étaient avant l'opération
sans qu'ils ne soient aucunement blessés. Il est donc né fils d'un
tel être réalisé.
Le cinquième Dzogchen Rinpoché
Thupten Chökyi Dordjé annonça qu'il était sans aucun
doute la réincarnation de Dza Patrul, encore appelé Dzogchen Patrul
Rinpoché [Orgyen Jigme Chökyi Ongpo]; et puisqu'il était dénué de crainte, l'installa
sur un trône de lion. Ce grand être doté d'érudition,
de réalisation, d'une grande spiritualité et dont les qualités
sont inconcevables, jouissait d'une totale maîtrise. A l'âge de vingt-cinq
ans, suite à quelques nuisances passagères, il dirigea son esprit
vers le dharmadatu (chöying) et ne laissa de lui que ses cheveux et ses ongles.
Les cérémonies qui suivirent son décès furent parfaitement
organisées par Kutsa Thupten [son neveu], Sharko Troulkou [son frère],
et d'autres.
La seconde incarnation, Tséring Thopgyal, naquit aux Grands
Lacs bleus du Nord. Il était le fils de Péma Tsokyi, la nièce
du cinquième Dzogchen Rinpoché, Thupten Chökyi Dordjé.
Djigdrel Changchup Dordjé [le sixième Dzogchen Rinpoché]
l'ayant reconnu sans l'ombre d'un doute, l'intronisa comme réincarnation
du précédent [Patrul Rinpoché]. Bien que très jeune
il était un être incomparable empli de qualités d'érudition
et de spiritualité. Les temps ayant changé [cette expression vise
l'invasion chinoise], à l'âge de vingt et un ans, sans qu'il ne puisse
rien y faire et sans être affecté d'une maladie grave, il abandonna
son corps.
Deuxièmement, sa propre histoire:Nyima Dargyé
naquit en 1963 à l'Est du Tibet, au centre du Kham dans un endroit proche
du monastère de Rutam Orgyen Samten Chöling [le monastère de
Dzogchen]. Sa mère de la famille de son incarnation précédente,
s'appellait Tsédrön, son père se nomme Triba. Dès son
plus jeune âge, il est doté de blanches qualités illimitées
telles la foi et la dévotion, l'amour et la compassion, la paix et la maîtrise.
Par signes et par jeux, sans aucun effort, il apprit rapidement à lire
avec son père. Sa famille et les gens du pays furent très impressionnés.
L'incarnation précédente, au moment de partir vers les champs paisibles,
avait dit à sa [future] mère : "Ne soyez pas triste, nous nous
reverrons bientôt". Bien que les membres de sa famille aient compris
son testament, considérant les obstacles qui avaient abrégé
la vie des incarnations successives, et craignant que cette incarnation-ci ne
subisse les mêmes; le cachèrent. Plus tard, il entra dans les
ordres au monastère de Orgyen Samten Chöling et dans ce grand siège
[du Dharma], il étudia les anciennes traditions pures et parfaites et les
activités et pratiques liées aux quatre interdépendances
issues de l'insurpassable tantra du mantra secret : les mandalas et les rituels.
Au sein de la grande assemblée rouge et jaune [les moines] qui est semblable
aux étoiles dans le ciel, il fut véritablement supérieur
tel le soleil ou la lune. Son érudition et son intelligence étaient
déjà grandes, et il n'y avait rien dans les entraînements
de ce monastère tels le chant des dangs et des yangs, les gestes rituels,
etcetera qu'il ne connût. De façon plus ordinaire, il maîtrisa
même la fabrication des masques et l'art pictural. Lorsque l'on reconstruisit
le monastère, il peignit, modela des masques, etcetera: il servit ainsi
incroyablement son propre monastère. Il est dit qu'en vérité
les umdzé et cheupeun ordinaires de ce monastère ne peuvent se comparer
à ceux d'un autre. Or lui, bien qu'il était encore fort jeune, obtint
le titre de "grand chöpön", remplit ce rôle et forma
quelques élèves en cette discipline. Bien avant qu'on ne lui offre
la coiffe du titre de Troulkou , le pays et le monastère tout entier le
louaient comme un exemple et les vieux, hommes ou femmes, lorsqu'ils le rencontraient
en chemin, retiraient leur chapeau et joignaient les mains ; ils développaient
par le simple fait de le voir, une foi qui donne la chair de poule, et leurs esprits
se tournaient vers le Dharma. Il est ainsi certain que cet homme appartient à
la catégorie des Saints. Plus tard il entra à l'Université
de Shri Singha, berceau des érudits du pays des neiges. Dans cet endroit
extraordinaire où l'on obtient tout ce qui est utile, depuis les quatre
pratiques du Vinaya jusqu'aux Tantras insurpassables, pendant quatre ans il élimina
ses doutes par l'écoute et la réflexion sur les grands traités
de l'Inde et prit la méditation en expérience. Il maintint les précieux
vux de l'entraînement à la discipline et s'inclina au pied
de nombreux amis spirituels inconcevables tels Khenchen Dechen Namdröl, émanation
de Drupthop Tangtong Gyalpo, Khenchen Dawé Öser, Khenchen Changchup
Sempa Péma Tséwang Lhundrup; Kyapchok Péma Kalsang Rinpoché,
Chokthrul Drukpa Kuchung Rinpoché, etc. Il demeura [à Shri Singha],
y étudia sans devoir faire de gros efforts intellectuels grâce à
une parfaite sagesse innée, et ainsi il atteignit le sommet de l'érudition
dans les vues bouddhistes et non bouddhistes. De même, il travailla
jour et nuit pour reconstruire l'Université, comme un affamé voyant
de la nourriture, sans être découragé par la chaleur ou le
froid des quatre saisons. Ainsi il servit et aida celle-ci. Il avait donc une
conduite semblable à celle des Bodhisattvas qui réalisent le bien
de soi et d'autrui. Ensuite, puisqu'il faut partir pour développer son
activité, et que cela est dans la nature-même des vainqueurs, il
arriva au pays des Nobles [les Indes]. Au siège principal extérieur
de Drupwang Dzogchen [Dzogchen Rinpoché] il occupa pendant quatre ans les
fonctions de Khenpo Principal et dispensa à des milliers de moines et de
laïcs le nectar du Dharma des trois véhicules. Il y fonda un centre
du véhicule de diamant du Nyinthik. A cette époque, Choktrul
Sogyal Rinpoché lui offrit le titre de sublime Dordje Lopön et le
pria de rester longtemps à ce siège extérieur du monastère
de Dzogchen. A cette même époque, le véritable maître
de l'océan des enseignements de l'école des anciennes traductions
dont le visage est pareil à celui de Dordjé Chang [Kuntuzangpo],
mon propre maître dont il m'est difficile de prononcer le nom mais que j'ai
des raisons de nommer ici: Minling Trichen Gyurmé Kunzang Wangyal, le très
glorieux et parfait, de sa parole immuable sans tache et sans erreur, annonça
que l'émanation de cette jeune lune était retrouvée pour
notre propre monastère. De plus, le noble refuge Dzogchen Joyau qui exhausse
les vux [Dzogchen Rinpoché] a également annoncé qu'il
était la réincarnation sans erreur du précédent [Patrul
Rinpoché]. Il lui attribua la coiffe de détenteur des enseignements
de Drupé Wangchup Gyalwa Dzogchenpa [Dzogchen Rinpoché à
travers ses incarnations]. Ainsi cet érudit et Saint Homme, ce sublime
troulkou très précieux, offre pour le moment, en divers pays où
le soleil se lève et se couche et en diverses langues, le nectar du Dharma
très profond, à ceux, innimbrables, qui en ont la chance et cela
en fonction des capacités et des souhaits de chacun; et il demeure en bonne
santé. Je terminerai par ceci : Dans le champ
sublime parfaitement entouré d'un mur de neige Pour les hommes honnêtes,
et les êtres sans exception, Noble Protecteur, Saint Patrul Kutchok,
Puissiez-vous demeurer toujours dans ce monde, Puissent les êtres qui
vous nuisent ne supportant pas l'étendue de votre activité,
disparaître. Et puissiez-vous réaliser sans effort Vos incomparables
pensées autant qu'il y en ait. Le véritable Lama à la
compassion et à l'amour incomparables, Est la source unique des Bouddhas
des dix directions. Pour cette raison cette biographie courte est un
morceau de la cause qui mène à la Grande Félicité. Ceci
était la biographie honnête et sans erreur écrite par un membre
ordinaire du grand monastère de Pal Ogmin Orgyen Mindrolling dont le nom
est Gyurmé Ngödrup Dargyé ou encore appelé habituellement
Dzogchen Drakpa ; l'année du lièvre de terre, du dix-septième
Rabjoung (Rabgyen), le quatorzième jour du troisième mois tibétain
[29 avril 1999] ; avec une motivation respectueuse. Que tout soit auspicieux,
auspicieux, auspicieux. --------------------------------- Kyabjé
Péma Kalsang Rinpoché Dzogchen
Kyabjé Péma Kalsang Rinpoché est né en 1943 au Tibet
oriental, a Dégé, dans un village de la vallée de Dzachuka,
province du Kham. Il est la troisième incarnation de S.E. Dzogchen Pema
Benzar, détenteur de la lignée du Dzogchen Nyingthik. 
Il est né dans une famille nomade, dont les ancêtres ont constitué
une lignée ininterrompue de Tulkus et sa naissance fut marquée par
de nombreux signes auspicieux. Nouveau-né, il pouvait déjà
réciter les mantras de Guru Rinpoché et de Chenrezig, résultat
des empreintes de ses vies passées. Cela engendra une telle dévotion
parmi la population locale que les habitants eurent les larmes aux yeux.
A l'âge de deux ans, son frère de Dharma de sa vie précédente,
Dzogchen Kongtrul Rinpoché, vint dans la région pour donner des
enseignements. Le jeune Pema Kalsang pleura tant et si fort que sa mère
fut forcée de l'emmener auprès du Rinpoché. Dès que
l'enfant l'aperçut, il se réfugia dans ses bras et l'agrippa avec
une joie intense. Kongtrul Rinpoché recommanda à la mère
de prendre grand soin de son fils. Il avait, en outre rêvé la nuit
précédente de l'enfant et ce rêve lui indiquait que l'enfant
était un tulku. Kongtrul Rinpoché retourna rapidement à son
monastère pour informer Dzogchen Jigdral Changjub Dorje et envoya aussi
une missive a Jamyang Khyentse Chogyi Lodro. Peu après, ils reconnurent
tous deux le garçon comme la troisième réincarnation de S.E.
Dzogchen Pema Benzar. A l'âge de huit ans, il débuta son éducation
primaire au centre de retraite Dza Jangma et reçut personnellement les
enseignements d'un Khenpo. Durant cette période, il reçut aussi
l'ordination de Getsul. En 1953, il fut invité à être intronisé
selon la tradition du monastère Dzogchen qui est un des six principaux
monastères Nyingma et la source des enseignements Dzogchen. Là,
il reçut les enseignements relatifs au Sutrayana et au Vajrayana. Il reçut
également des transmissions orales, des transmissions de pouvoir et des
instructions secrètes et ce venant de nombreux maîtres hautement
réalisés. Parmi ces maîtres, citons : Khenpo Lhagong,
un pratiquant du Longchen Nyingthig qui atteint l'Eveil au cours de sa retraite
permanente; Khenchen Yonden Gonpo, une émanation de Samantabhadra; Jigdral
Changjub Dorje; Jamyang Khyentse Chogyi Lodro; Khenchen Pema Tsewang et Khenchen
Thubten Nyiendrak. Khenchen Yonden Gonpo l'introduisit à Rigpa, la vraie
nature de son esprit, par une transmission de pouvoir. Ensuite, Jigdral Changjub
Dorje le nomma, comme successeur au détenteur du trône du monastère
Dzogchen. Rinpoché considère que cette période fut la plus
parfaite et la plus joyeuse de sa vie. Peu après, en 1959, la religion,
la culture et le gouvernement furent anéantis. Son monastère fut
détruit, son entourage tué ou éparpillé et lui-même
fut emprisonné. Deux ans plus tard, il fut relâché de prison,
mais non du contrôle de l'occupant, et fut mis aux travaux forcés
pendant vingt ans. Bien qu'il vécut dans des conditions non propices à
l'étude du Dharma, il n'en fut pas affecté et continua d'étudier
et de pratiquer secrètement. En 1983, grâce aux changements survenus
au Tibet et au renouveau de la culture tibétaine et au Dharma intact, Pema
Kalsang Rinpoché put rétablir certains monastères, dont le
monastère Dzogchen ainsi qu'il l'avait toujours souhaité. Malheureusement,
l'année suivante, alors qu'il se consacrait à ce travail, il fut
gravement blessé dans un accident de voiture. La partie adverse impliquée
lui donna une compensation pour l'aider tout au long de sa vie. Cependant, il
utilisa cet argent pour reconstruire et élargir la fameuse et ancienne
université bouddhiste Shri Singha, ce qui permit à des milliers
d'étudiants du Dharma de recevoir une éducation. Par son activité,
il a rallumé la lumière et le son du Dharma dans un lieu saint plongé
dans l'obscurité et le néant pendant trente ans. Il a également
aidé à construire et a développer des Shedras (universités
bouddhistes) et des Drubdras (centres de retraite) à Dorje Drak, Mindrolling
et Palru : trois des six principaux monastères de la tradition Nyingma,
de même qu'à Samye et Drugon Nyima Jandra et en nombreux autres endroits
en envoyant des Khenpos (professeurs bouddhistes) pour enseigner dans ces centres.
Lui-même conféra des transmissions de pouvoir et des enseignements
du Dzogpa Chenpo et reconnut de nombreux tulkus, vingt-cinq au total. Depuis
1998, Kyabjé Péma Kalsang Rinpoché s'est focalisé
avec insistance dans trois domaines: - Premièrement en rassemblant
des anciennes statues Bouddhistes, des écrits et des objets culturels importants
qui ont disparu du Tibet. Un temple dédié a l'exposition de la culture
tibétaine appelé "Le Lotus d'Or, Ornement du Tibet" est
en construction pour recevoir ces statues. - Deuxièmement en établissant
et en créant une organisation appelée "Récompenses Kalsang
pour Mérites", pour raviver et renforcer la Culture Tibétaine
en récompensant les érudits et écrivains tibétains
dont le travail excelle. - Troisièmement, il essaye de reconstruire
autant d'écoles que possible pour offrir à la jeune génération
de Tibétains une bonne instruction, ainsi que construire des établissements
pour les personnes âgées handicapées. Kyanbje Pema Kalsang
Rinpoché a aidé les autres avec une compassion sans limite durant
toute sa vie. Il est un guide dont la lumière et la vie sont une source
d'inspiration pour les autres sur le chemin du Dharma. Puisse-t-il jouir d'une
vie longue et d'une bonne santé. Puissent toutes ses vertus rapidement
être accomplies.
Publié par l'université
Shri Singha de la Fontaine Dzogchen Rudam de la Sagesse et de l'Apprentissage
dans le Pays des Neiges. Tulku Dakpa
Rinpoché Celui
que l'on nomme Tulku Thupten Tsondu Rinpoché (Dzogchen Dakpa Gyalsten Rinpoché)
est né en 1975 dans l'Est du Tibet, près du pays de Do Kham Rutam.
Comme depuis l'enfance il avait grande foi et dévotion envers le Dharma
authentique, il entra progressivement dans le Dharma: il accomplit entre autres
les pratiques préliminaires appelées Tharlam Karpo, étudia
peu à peu par cur toutes pratiques du monastère de Dzogchen
et s'entraîna de cette façon au Dharma pendant de nombreuses années
sans relâche.
Par la suite, en 1992, à l'âge de dix-huit
ans, il arriva en Inde. De S.S. le XIVème Dalaï-Lama, il reçut
entre autres le victorieux Tantra Sangwa Dupa ainsi que différents types
d'enseignements sur le profond et étendu Dharma. Ensuite il accomplit
un pèlerinage parfait en divers lieux saints de l'Inde. Puis, au Népal,
il reçut entièrement de S.S. Kyabjé Tubwang Pénor
Rinpoché les wangs du Rintchen Terndzöt Tchenmo qui font mûrir,
et de Tchétchen Rabjam Rinpoché les lungs qui supportent. Après
cela, dans le Nord de l'Inde, au monastère d'Urgyen Mindrolling qui détient
dans sa totalité, depuis les temps les plus reculés jusqu'aujourd'hui,
les Kama et Tantra de l'Ecole des Anciennes Traductions, dans ce grand monastère
même, il entra à l'université. Là, devant Kyabjé
Minling Khentchen Rinpoché, il prit les vux de moine. En résumé,
il étudia avec grande diligence et enthousiasme les sujets d'étude
principaux et secondaires en accord avec ses dispositions.  Particulièrement,
il prit pour Lama racine l'incomparable, puissant parmi les êtres, S.S.
Kyabjé Minling Dordjé Tchang Trichen Rinpoché, de qui il
reçut les wangs de différents yidams particuliers et parfois des
instructions personnelles directes. Dans ce même monastère
il reçut de l'incomparable Kyabjé Taklong Tsétrul Rinpoché,
complètement sans en rater un instant, les wangs qui font mûrir,
les dris qui libèrent et les lungs qui supportent de la tradition Kama
de l'Ecole des Anciennes Traductions. Egalement, de Dzogchen Khenpo Pentsé
Rinpoché et de Palyöl Khenpo Namdrol Rinpoché, parmi d'autres,
il reçut les explications extensives sur le Tantra Sangwa Nyingpo; les
pratiqua et les pratique toujours le plus possible. Texte original en
tibétain: bio-TDG-tib.pdf (32kb) Khenpo
Thubten Lodru Nyima Rinpoché
Khenpo
Thubten Lodru Nyima naît en 1967 dans une famille nomade
au nord-est du Tibet, dans la région de lAmdo. Il est le troisième
enfant de Chödrak, son père, et de Lhatcham Yak, sa mère; il
a 5 frères et 2 soeurs. Son père lui enseigne lalphabet; jeune
il développe, sur base dune profonde tristesse et dun renoncement
au cycle des existances, un grand intérêt dans le Dharma. A lâge
de 15 ans, il se rend au monastère de Samye, prend les vux de moine
puis retourne dans sa famille.
A 16 ans, il sinscrit à luniversité
Shri Singha de Dzogchen où il étudie pendant 15 ans les soutras,
les tantras et les 10 disciplines traditionnelles auprès de Khenchen Pentsé
Rinpoché, Khenchen Dawé Öser Rinpoché et Khenchen Tséring
Nyima Rinpoché. Il reçoit de Choktrul Drukpa Rinpoché et
Kyabjé Péma Kalsang Rinpoché les initiations et instructions;
Atchung Thokden Rinpoché lintroduit à la nature de lesprit.
Au terme de son cursus, il obtient le titre de Khenpo (Docteur en philosophies
boudhistes) et retourne ensuite, comme chaque année, dans son pays natal
avant son départ pour la Belgique où il enseignera.
|  |